RR, l'histoire de Yunie Lucie et Jean
 
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 Vers Tours

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Jean
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MessageSujet: Vers Tours   Mer 21 Oct - 23:04

La route vers Tours serait longue et sans doute périeuse.

Le chariot aménagé pour la route offrait un confort somme toute précaire mais rassurant pour la petite compagnie.

Il maintenait tout le monde à l'abri des assauts du vent et des pluies de l'automne bien avancé.

Au départ de Conflans, la route était boueuse et ils mirent toute une journée à rejoindre Montargis.
l'angoisse monta dans les esprit de jean et Lucie lorsqu'il arrivèrent à la hauteur de la fermette où Coraline, avec sa mère naturelle, avaiet été prisonnière de trois hommes fourbes et haineux. Ace moment, ne sachant s'ils résidaient toujours là, ils cachèrent l'enfant pour ne pas qu'ils la voit et puisse la reconnaître.

Plus loin, l'angoisse s'estompa et la route jusqu'à Montargis se termina sans emcombre aux lueurs de la villes à la nuit tombée.

Jean, Lucie, Coraline, Dorian et Louna, s'installèrent pour la nuit dans une chambre de la première auberge trouvée.
Jean et Lucie reconnurent l'endroit même où ils s'arrêtèrent lors de leur première et infructueuse escapade.
Jean alla conduire Clochard jusque chez le palfrennier qui, pour quelques écus, accepta de le garder, avec le chariot, pour la nuit.

Ainsi fait, il remonta retrouver son petit monde dans la chambre les bras chargés de victuailles pour remplir des ventres qui en avaient bien besoin.
Une marmite pleine de viande et de haricots mijotés et bien chauds, des pommes fraiches, de l'eau et quelques os à ronger pour Louna.

Quand il entra, il vit Lucie qui donnait le sein à Dorian, assise sur le lit unique de la chambre.
C'était toujours un ravissement de les voir ainsi.... Il déposa la nourriture sur la table et alla s'assoir auprès de Lucie Qu'il serra contre lui. Il en profita pour poser sur son cou un délicat baiser.

Coraline était assise par terre devant le foyer de la cheminée qui crépitait et réchauffait la pièce. Elle carressait les longs poils du pelage de Louna allongée devant elle, les yeux fermés. Lorsqu'elles sentirent l'odeur des plats que jean venait de ramener, elles levèrent la tête.

Hum ! Ca sent rud'ment bon ça ! dit Coraline affamée...

Louna en profita pour se mettre sur ses quatre pattes et se rapprocha de la table.

Assis Louna! Attend ton tour ! dit Jean d'un ton ferme... Et la louve s'excécuta posant son postérieure au sol devant la table.

Jeanse leva et alla servir tout le monde. Louna savait qu'elle devait manger en dernier n'étant pas la chef de la petite meute.

Quand Lucie eu terminer de nourrir Dorian, elle l'installa au creux du lit pour qu'il s'endrome gentillement.
Elle vînt rejoindre Jean et Coraline autour de la table et partagea le repas avec eux.

Enfin Louna pu manger à sa fin heureuse du repas qui lui était destiné.

L'épuisante journée ne mît pas longtemps à faire effet après le repas et les signes de fatigue emportèrent tout le monde auprès de Morphée.

Comme il n'y avait qu'un lit, Coraline s'installa auprès de son petit frère tandis que jean et Lucie les entourèrent chacun de son côté du lit. Louna fidèle à son habitude se lova au pied du lit du côté de Lucie.
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Yunie Lucie
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Ven 23 Oct - 19:44

Une bonne nuit de sommeil avait donner des forces à la petite famille pour reprendre la route. Une route qui fut bien calme. Sans encombre, ils avaient passé Montargis, Orléans, puis Blois. Ils ne s'étaient pas arrêtés, jusqu'à cette dernière ville, avant d'arrivé à Tours. A cet endroit, ils s'étaient arrêtés dans une auberge, ou ils avaient eu le gîte et le couvert.

Malgré la fatigue du voyage, Lucie gardait toujours son sourire. Elle était si heureuse de pouvoir voyager avec ses enfants. Coraline adorait regarder le paysage et s'occuper de son petit frère. Jean semblait quelque peu perturbé, quelques choses le tracassait, plus ils avançaient de Tours, plus les cauchemars de Jean s'amplifièrent. La jeune mère était très inquiète de son état, elle ne comprennait pas exactement ce qu'il avait, mais elle n'osa pas lui parler de tout ça, de peur de le rendre très soucieux.

Cette nuit là, Lucie n'arrivait pas à dormir, Jean bougeait dans tous les sens. Heureusement, l'aubergiste avait offert un petit lit pour Coraline et un berceau pour Dorian. Tous deux dormaient à poings fermé à l'autre bout de la chambre. Lucie observa son aimé, bouger et se débattre. Il parlait dans son sommeil, mais elle ne sut exactement ce qu'il pouvait dire. Il marmonnait bien plus qu'il ne causait. Lucie décida de mettre un terme à ce cauchemar. Si Jean continuait ainsi, il allait réveillé les enfants.

La jeune femme déposa sa main sur l'épaule de Jean.

- Jean... mon Amour... réveille toi... tu fais un cauchemars... Jean... murmura-t-elle.

Jean fit un bond et s'assit sur le lit, Lucie n'osa bouger de peur qu'il soit à nouveau en trance. La dernière fois qu'il l'avait prise pour l'une de ses craintes, il lui avait fait beaucoup de mal. Elle ne savait pas trop quoi faire et attendait qu'il fasse un signe, lui prouvant qu'il était réveillé et non encore endormit et plonger dans son horrible cauchemars.
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Jean
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Lun 26 Oct - 23:45

Jean entendait une petite voix l'appeler dans son sommeil. . . Il faisait noir et comme toujours les esprits blancs le tourmentaient dans d'horribles cauchemars.

Pourtant cette fois-ci c'était différent. Bien sûr, il était étendu sur la grande pierre grise et la pluie tombait sur lui. Les formes blanches avaient les bras levés au-dessus de lui . . . Mais cette fois, la petite voix sussurait son nom. Une voix d'enfant, calme et reposante.

jean ... reveille toi ... jean... tu fais un cauchemar... jean. . . jean...

MAIS SOUDAIN, LA DOULEUR DE LA LAME LUI PENETRANT LA CUISSE LE FIT BONDIR EN HURLANT ....

Une fois de plus il se réveilla en sueur dans l'ombre de la pièce, le rougeoiment de la lueur du foyer presque éteint agitant des ombres sur les murs de la pièce.
Encore ce cauchemar.. . . . Toujours ce cauchemar. . .

Depuis deux jours qu'ils étaient arrivés, Jean et sa petite famille avaient juste eu le temps de découvrir un peu la ville.
C'était une belle ville, riche de batiments bourgeois. Mais elle ne rapellait rien à Jean. Aucun souvenirs n'étaient revenu à sa mémoire en déambullant dans les ruelles ou auprès de la Loire.
Mais cela ne faisait que deux jours. . .

Il s'assit dans le lit encore sous le choc de son cauchemar. Lucie lui tenait la main. Jean tourna la tête vers elle et lui sourit.

Tu m'as sauvé mon amour ! Tu m'as oté des griffes perverses de ces ombres blanches qui me hantent toutes les nuits. . . dans mon rêve j'ai entendu le son de ta voix et c'est elle qui m'a éloigné de ces sinistres augures.

Jean prit Lucie dans ses bras et la serra fort contre lui.

Je t'aime mon ange .. . .

Peu de temps après, Jean se leva et se prépara pour aller chercher à manger pour la petite compagnie.
Alors qu'il s'habillait, il dit à Lucie :
Tu sais mon coeur aujourd'hui, il faut que je vous laisse.. . . Je dois trouver cette chapelle, celle décrite dans le message étrange trouvé dans la paume de l'épée aux cinq croix . . . Cette chapelle se trouve non loin de Tours dans une Abbaye de moines. . . C'est là-bas que peut-être je retrouverais une partie de mon histoire...
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Yunie Lucie
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Mer 28 Oct - 22:26

Le réveil fut rude pour Jean, il était en sueur mais Lucie ne changea pas son attitude, elle resta tendre, douce, aimante, comme elle l'avait toujours fait pour lui. Une fois calmé, ses simples mots la touchèrent, comme à chaque fois qu'il les disait. Ils étaient court, mais exprimait pleinement ce qu'il ressentait.

Moi aussi, je t'aime tu sais...

Lucie le laissa se lever et s'habillé, pendant qu'elle se leva à son tour pour vérifier que Dorian dormait toujours. Elle savait que Coraline avait dut entendre Jean crier, elle eut confirmation en la voyant se retourner. Elle se pencha et déposa un baiser sur son front avant de lui murmurer.

Dors encore un peu... il est tôt ma puce.

Elle se dirigea vers le berceau de Dorian et l'observa dormir un instant, puis elle se tourna vers son Aimé, qui lui parlait doucement. Elle s'approcha de lui et lui caressa tendrement la joue du dos de sa main.

Je... je le comprend... bien que ça m'inquiète qui tu dois y aller seul...

Sa tête se tourna vers Louna, puis elle soupira. A cet instant, elle aurait souhaité avoir deux loups aussi obéïssant et fort que sa petite louve qui était devenir très grande. Ils avaient la faculté de protéger leurs maîtres.

Prend Louna avec toi... nous ne risquons rien ici et je ne compte pas m'attarder de trop en ville... Je sais que s'il devait t'arriver quelques chose, Louna viendra me prévenir...

Lucie se précipita dans ses bras et s'y serra aussi fort qu'elle le pouvait, comme si elle le sentait s'éloigner ou qu'elle était sur le point de le perdre.

Surtout fait attention à toi... et revient moi en entier... je t'en prie... j'aurais tellement aimé venir avec toi, au moins tu ne serais pas seul là bas...

Elle décalla légèrement sa tête pour le regarder et lui sourire tendrement, laissant échapper son inquiétude sur son visage.
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Jean
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Mar 10 Nov - 0:18

les mots de Lucie et sa douceur réconfortèrent Jean qui se sentait mal à l'aise de laisser sa petite famille seule dans cette grande cité inconnue.
Il enlassa Lucie de ses bras vigoureux et la serra délicatement posant un baiser sur son front comme il aimait souvent le faire. Ses mains se glissèrent dans ses cheuveux et il l'embrassa tendrement, lèvres contre lèvres.

Je reviendrai vite, prend garde à toi et aux enfants, ma douce...

Jean prit l'épée qu'il garder cachée depuis près d'une année il l'attacha à sa ceinture machinalement comme s'il avait reproduit de nombreuse fois ce geste. Il attrapa sa besace de nourriture enfin prêt pour une longue journée à la recherche dede son passé.

Un dernier baiser à son ange et enfin le moment de la séparation arriva.

Le tenant par la main, Lucie accompagna Jean jusqu'au peron de la chambre.

Il s'éloigna d'un pas ferme n'osant se retourner car il savait ce qu'il laissait derrière lui mais ne savait pas du tout ce qu'il retrouverait à son retour. L'émiotion était immense et telle une tempête le ballotait intérieurement dans tous les sens. Cette émotion accompagnait d'une frayeur de ne plus revenir comme il partait.

Mais c'était son destin, et rien ni personne ne pouvait l'en écartait.

Jean descendit l'escalier jusqu'à l'entrée de l'auberge. Il s'en alla vers l'écurie du maréchal ferrant qui gardait la fidèle monture.
Il sella le cheval et monta comme il savait si bien le faire.

Le temps était froid et humide une bruine épaisse tombée sans discontinuer et mouillait tout ce qu'elle touchait. Jean portait un capuchon qui le couvrait de la tête au cuisse. Ainsi protégé, il prit la route de la sortie de la ville aux hautes murailles. Arrivé près de la porte de la ville, il pit pied à terre. Il attacha clochard à un anneau scellé sur la lourde muraille et se dirigea vers la guérite du garde de la porte de la ville.

Il s'enquit de la direction à suivre pour rejoindre Fierbois. Le garde l'invita à suivre la route du sud. et à 7 ou 8 lieues, il trouverait sa destination.
Cela faisait une bonne journée de marche pour un homme à pied. Heureusement avec clochard, il pouvait compter y être avant midi.

Il reprit sa monture et d'un bon pas s'engagea vers le sud.
La route était boisée et peut engageantes. Le garde l'avait prévenu que des maraudeurs trainaient souvent sur laroute à l'affût d'un voyageur imprudent. Mais c'était là sa destinée et sa soif de savoir n'était pas étanchable.

Après une heure de cheminemant le long de la route boueuse, la pluie cessa enfin. Clochard peinait à avancer et ils prennaient du retard.
Au loin, Jean aperçu de la fumée qui provenait de la forêt. Rien d'inquiétant à priori mais il préférait rester sur ses gardes son regard en alerte du moindre signe suspect. Le vent sifflait dans les branches des grands chênes et chataigniers centenaires. le tintement des feuilles entre elles accompagnait d'une mélodie légère le ruisellement des gouttes de pluies regroupées en petites fontaines le long des troncs. L'odeur si caractéristique d'une forêt humide inondait le sens olfactif de Jean et le noyait dans des senteurs étourdissantes. La forte humidité donnait un aspect mystérieux à ce cadre féérique et mythique d'où il n'aurait pas été étrange de voir surgir une de ces créatures dont Lucie parlait souvent, ici un centaure, là une licorne...

l'atmosphère magique qui l'environnait l'étourdissait et sa concentration se dissipait sans qu'il n'y prenne garde.

Soudain il perçut un signe étrange. Etait-ce un animal, un homme, une de c'est créatures qui finalement existait-elle vraiment dans cette forêt ou simplement son imagination qui lui jouait un tour étrange. en un éclair, il se remit aux aguêts scrutant à gauche et à droite le moindre indice. il stoppa son destrier qui surprit se mit à hénnir. Jean lui tapota le cou pour le rassurer.
Bien qu'il ne voyait plus rien d'anormal, il sentit une présence, des yeux l'observaient. .. .. il en était sûr.... .. Il attendit encore quelques instant. . . Rien ne bougeait. .. . Il reprit sa route sachant que son étrange observateur finirait bien par se montrer.. . . En effet, peu de temps après, il du s'arrêter devant lui un arbre volumineux lui barrait la route. Etendu sur toute la largeur de la route et s'enfaonçant de part et d'autre dans la fûtée.
Impossible de franchir l'obstacle. Il lui fallait choisir de s'enfonçait entre les arbres. . . A gauche ? ou à droite ?

Sur la gauche se dessinait parmi les fougères ce qui pouvait être pris pour un chemin. Il n'avait d'autre choix que de l'empruntait s'il voulait contourner l'obstacle. Avec précaution, il s'engagea dans ce minuscule détroit qui ressemblait plus à un piège qu'autre chose.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, une toile immense s'abattit sur lui le génant dans ses mouvements. Il se trouva entravé par ce filet qui se resserait plus il s'agitait.

Il tenta bien de se défaire de cette gangue mais rien ni fît. Il était prisonnier.

Qu'elle était donc cette sournoiserie !!! Il vit sortir de l'ombre des grands arbres des personnages peut présentable armés de dagues et de haches.

Que me voulez vous.. . libérez moi immédiatement!!

Aucune réponse, les deux hommes le ligotèrent et prirent les rênes du cheval enfonçant la petite troupe dans les profondeurs de la forêt.

Quelques minutes passée, ils arrivèrent à un camp de fortune où deux autres hommes tout aussi répugnants se tenaient auprès d'un feu. . . Sans doute celui dont Jean avait sdevinait la fumée au loin.

il le firent descendre de cheval, qu'ils attachèrent à un arbre avant de le conduire près du feu. Ils l'obligèrent énergiquement à s'assoir. Toujours sans dire un seul mot. Cette attitude étrange interrogea jean qui s'étonnait de ne pas avoir été insulté ou même déjà tué.

Tournant la tête, Jean découvrit une toile cachée par des branchages. Aprésent les quatre hommes s'échangeaient des messes basses puis l'un d'eux s'éloigna en direction de l'abri sommaire.
Il s'engouffra à l'intérieur et n'en ressorti que quelques minutes plus tard suvi d'un cinquième homme tout aussi loqueteux mais qui semblait plus sûr de lui. . . sans doute était-ce le chef !
Jean trouva toutefois l'homme différent. malgré son accoutrement miteux, il semblait plus soigné dans son attitude.

Il s'approcha de jean et le toisa. Il se rendit compte qu'il portait une épée à la ceinture sous son capuchon.

Il interpella ses complices : " Vous n'l'avez pas désarmé, bande d'idiots !"

Aussitôt les quatre hommes se ruèrent sur Jean et le plaquèrent au sol face contre terre.
La joue dans la boue, il sentait le poids des quatre hommes sur son dos.
Il défirent sa ceinture et attrapèrent l'épée qui était sa seule défense.

Ils se relevèrent laissant la possibilité à Jean de reprendre ses esprits. Il se rassit et souffla la terre qu'il avait mangé.

Le plus petit des quatre qui tenait l'épée la passa à celui qui avait l'allure du chef de la bande.
Ce dernier prit l'objet et l'a sorti de son fourreau.
Jean nota l'étonnement dans les yeux de ce dernier lorsqu'il découvrit les croix gravées sur la lame de l'objet.
Le chef dirigea son regard vers Jean et fronça les sourcils.
Sans ne dire mot, il remit l'épée dans le foureau et après avoir marqué un temps d'arrêt, se retourna et s'éloigna vers la tente à la grande surprise de ses quatre congénères qui ne savaient plus quoi faire.

Jean ne comprenait pas ce qui lui arrivait. L'attitude des ces cinq mécréans était vraiment curieuse. Que cherchaient-ils ? Pourquoi s'en étaient-ils pris à lui ? Pourquoi cette volte face du chef alors qu'il découvrait les croix sur la lame de l'épée ?

Ces questions sans réponses l'intriguait. Qu'allait-il devenir ? Et Lucie, les enfants !! tant de questions sans réponses... Cette torture était plus douloureuse que tous les cauchemars qu'il avait pu faire jusqu'à présent.
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Yunie Lucie
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Dim 15 Nov - 13:56

Lucie était inquiète de le laisser partir, mais elle savait qu'il devait le faire... Il avait besoin de savoir son passé et il devait le faire seul. Elle l'observa partir, puis une fois la porte fermée, Lucie s'empressa d'aller le regarder par la fenêtre. Elle le vit s'éloigner, jusqu'à disparaître totalement. Elle resta un long moment devant la fenêtre jusqu'à ce que Dorian se mit à hurler. Elle sortit de sa léthargie et se dirigea vers son fils. Elle prit dans ses bras pour le caliner, puis alla lui changer sa couche. Une fois fait, elle s'assit sur le lit et lui donna le sein. Coraline s'était levée et s'était rapprochée de Lucie et de son frère.

Le reste de la matinée se déroula dans le calme, elles déjeunèrent dans la chambre, puis elles s'étaient promener un peu en ville, surtout au marché. Elles avaient fait quelques emplêtes. En tout début d'après-midi, Lucie ressentit un drôle de pressentiment. Elle eut l'impression que Jean était en danger. Lucie s'efforça de ne rien démontrer.

Elle mit Dorian à sa sieste, très inquiète par ce sentiment et se plaça devant la fenêtre, pendant que Coraline jouait calmement avec sa poupée. Lucie soupira à plusieurs reprises, les bras croisés contre sa poitrine, elle sentit son coeur et son ventre se serrer. Elle sentit que quelques choses n'allait pas, mais elle devait rester en ville pour les enfants. Elle songea que si les enfants ne seraient pas avec elle, elle serait déjà partit à se recherche.

Coraline lui demanda de lui conter une histoire, Lucie accepta et toutes les deux s'installèrent sur le lit. Lucie prit Coraline contre elle et commença à lui raconter une légende de son pays, tout en lui caressant les cheveux. Evidemment la petite fille ne cessa de poser des questions, auxquelles Lucie répondait toujours avec un sourire aux lèvres...
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Jean
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Dim 15 Nov - 19:42

Jean vit le visage de l'homme avant qu’il ne disparaisse dans son antre.

La pluie recommençait à tomber, jean était complètement trempé, l'eau ruisselait le long de ses joues.
Il était transi de froid, l'impression d'avoir été plongé dans un bac d'eau glacée.
Le visage de cet homme ne lui paraissait pas totalement étranger, pourquoi l'avait-il fixé ainsi ?

Après de longues minutes pendant lesquelles jean n'avait pas cessé de se poser de nombreuses questions, il entendit l'homme hurler un nom. Un des quatre sbires restaient à le surveiller se leva et couru vers l'abri superficiel.

Il en ressorti presque aussitôt et se dirigea un couteau à la main droit vers Jean.
Il l'empoigna par l'épaule et lui ordonna de le suivre sans faire d'histoire sinon il l'égorgerai sans hésitation.
Il pénétrèrent tous les deux sous la toile, avant de le bousculer l'obligeant ainsi à s'asseoir.

Un petit feu baignait le lieu d'une atmosphère moite et l'éclairait d'une faible lueur qui rendait l'endroit peu rassurant. Mais Jean sentait, dans l'attitude austère et non conformiste pour un simple voleur de l'homme assit devant lui, qu'il allait vivre un évènement d'une importance non négligeable.

L’homme ordonna à son accompagnateur de sortir et se mit debout. Sa tête arrivait presque à toucher la toile de tente. Il était donc plus grand que Jean.

L'épée de jean était posée à même le sol sur une couverture devant lui.

Il questionna d'un ton ferme :
A qui as-tu volé cette épée ?

Jean ne fût qu'à demi surpris de la question, compte tenu de l'attitude de cet énergumène.

Jean Lui dit qu'il ne savait pas si elle lui appartenait, mais qu'il l'avait trouvé prêt de lui dans des circonstances particulières...

L'homme écouta son histoire. Jean sentait bien qu'il était prêt à basculer d'un côté ou de l'autre ne sachant s'il devait croire la fable qu'il lui racontait.

Pourtant il ne disait pas un mot laissant à jean tout le loisir de raconter son aventure et les conditions dans lesquelles ils s'étaient retrouvés amnésique dans la petite fermette non loin de Conflans par une sombre journée de Novembre, un an plus tôt.

Pendant qu'il contait son histoire, l'homme s'était rassis. Il le regardait attentivement comme s'il cherchait à reconnaître sur les traits de son visage un indice quelconque.

Puis il interrompit Jean en levant une main face à lui.

Ton destin a voulu que ton chemin croise le mien, peut-être pour ton bien ou peut-être pas... Cette épée, je la connais... c'est celle d'un ami que je n'ai pas vu depuis très longtemps. . . De la voir entre tes mains m'a surpris comme tu peux te l'imaginer. Ton histoire ne m'impressionne pas et je me demande si tu me racontes bien la vérité... Comment pourrais-je te croire ? Il serait plus simple pour moi de te tuer et de garder ton cheval et cette arme qui a, pour moi, beaucoup plus de valeur que ta vie.

Jean déglutit aux paroles de cet homme mais se redressa et reprit la parole pour montrer à son hôte d'infortune son intention de lui prouver qu'il était sincère.

Il lui dit expliqua que son intention était d'aller à Fierbois pour peut-être connaître d'où il venait et qui il était vraiment.

L'homme qui semblait aussi curieux que lui dit qu'il était prêt à l'accompagner à l'église et en apprendre plus.

Il décida qu'ils partiraient ensemble le lendemain matin. Bien entendu, sous bonne escorte.


Pendant la nuit Jean ne dormit pas. Il repensait à tout ce qui s'était passé la veille.
Avant que le jour ne se lève, l'homme accompagné d'un de ses compagnons vînt chercher Jean.
Ils partirent ensemble à travers bois pour ne pas emprunter les chemins où ils pourraient faire de bien mauvaises rencontres.
Jean était ligoté sur Clochard alors que l'homme et son compagnon l'encadraient, montés sur leurs chevaux.

Peu de temps avant midi, ils arrivèrent à la lisière de la forêt en vue d'un monastère. Ils s'arrêtèrent sans sortir des bois. L'homme ordonna à son acolyte de rester avec les chevaux à l'abri des regards.

Puis Jean et son geôlier se dirigèrent vers le monastère. Arrivés devant la porte, Jean fût libéré de ses liens et mis en garde de ne pas dénoncer l'homme qui l'accompagnait. Ils frappèrent à la grande porte. Une petite fenêtre s'ouvrit. Avant que le moine n'ouvre la bouche, l'homme exposa l'épée aux cinq croix devant le visage du moine.
Celui-ci referma aussitôt la fenêtre... Une longue minute s'écoula avant que la porte du monastère s'ouvre.
Le moine les invita à le suivre vers la chapelle du monastère. Tout était calme sans bruit, seuls les oiseaux piaillaient.
De nombreux moines s'afféraient dans le jardin du monastère.

Arrivés devant la chapelle, le moine en ouvrit la porte. Ils pénétrèrent tous les trois et s'avancèrent jusqu'à l’autel.

Il leur demanda d'attendre ici et s'échappa par une petite porte le long du mur de la chapelle.

Quelques minutes plus tard, un homme de belle stature entra à son tour. Il était vêtu d'une robe de moine mais semblait d'un rang différent. Il se présenta comme le père supérieur du lieu. Il demanda à voir l'épée mystérieuse.

Jean lui adressa la parole en premier sans laisser le temps à son accompagnateur d'ouvrir la bouche.

Il demanda d'où venait cette épée et à qui elle appartenait. Il en profita pour sortir un billet de sa poche, celui-là même qu'il avait sauvé du feu alors qu'il était prisonnier de la paume de l'épée.

Sa surprise fût grande d'apprendre qu'elle était celle du roi Charles martel et que c'était avec cette épée qu'il avait repoussé les sarrasins hors du royaume 700 ans plus tôt.
Qu'il y a "à ans à peine, celle que l'on appelait Jeanne D'ARC était venue la chercher et qu'elle avait chassé les Anglois hors de France. Cette épée avait une Histoire avec un grand H.

Il demanda ensuite si le père supérieur le connaissait. Ce dernier lui répondit que non. Mais il lui dit qu'après la mort de Jeanne un homme qui s'était présenté sous le nom d'Alain Giron de Bretagne était venu le voir. Il s'était présenté comme un des compagnons d'arme de Jeanne d'Arc et revenait avec l'épée pour la remettre dans son linceul au pied de l'autel.

Mais à ce moment, les environs n'étaient pas sûrs et le père supérieur invita Alain de Giron à garder l'arme sacrée en signe de son allégeance à Jeanne d'Arc et en souvenir de Charles Martel.

Ainsi l'épée venait-elle d'un des compagnon de guerre de la célèbre Jeanne dont Jean n'avait aucun souvenir. Il savait d'où venait ce nom d'emprunt qu'il avait choisi quand il avait lu le message secret.

Mais aucun souvenir ne lui revenait.

Par contre, l'homme debout à ses côtés réagit quand il entendit le nom d'Alain Giron car c'était celui de son ami.

Alors ce Jean disait donc la vérité. il ne savait pas d'où il tenait l'épée de son ami.

A ce moment, il expliqua que lui faisait partie de la troupe qu'Alain giron avait emmenait avec lui pour guerroyer avec Jeanne et bouter les Anglois hors de France.

Il raconta comment il s'était enrôlé un dimanche alors qu'il passé non loin du château de Giron et pour une solde miséreuse comment il avait accompagné Alain dans toutes ses campagnes devenant petit à petit son ami et plus fidèle compagnon. Une fois l'anglais battu, Alain et lui-même étaient retournés en Bretagne. Alain qui avait un frère aîné prit la seigneurie de Derval et se maria avec Hélène de Laval. L'homme expliqua qu'il était resté encore un moment pour voir la naissance de leur fils Guillaume.

Mais cette vie de châtelain ne lui convenait guère, il préférait vivre dans la campagne et suivre l'aventure où elle le conduisait. Après la naissance de Guillaume, il y avait près de 20 ans déjà, il s'en alla et ne revu plus son ami et compagnon de lutte.

Jean voulait que l'homme lui en raconte d'avantage sur cet ami et cette femme qu'il appelait Hélène. Ce prénom lui rappelait vaguement quelque chose sans que cela soit bien précis. Puis soudain, alors qu'il fermait les yeux il vit une image se former en lui. Ce visage c'était celui d'une femme cette femme il ne la reconnaissait pas encore mais il pouvait associer un nom à un visage.

Il dit à l'homme que lui aussi connaissait une femme prénommée Hélène. Il lui décrivit et l'homme reconnu dans la description la femme de son ami.
Ce fût comme un éclair en lui, jean reconnût cette femme alors que l'homme continuait à parler.

C'était sa mère ! Hélène de Laval femme d'Alain de giron de Bretagne compagnon de Jeanne d'Arc. Ainsi donc, il serait Guillaume le fils du meilleur ami de l'homme qui se trouvait là devant lui et qui l'avait prit en otage.

De nombreuses images lui revenaient maintenant petit à petit... Il voyait sa mère dans le château entourée de gens que petit à petit il reconnaissait, son, père, son oncle Armel ses cousins...
Sa tête lui faisait mal, il la prit entre ses mains et se mit à hurler. Le flot de souvenirs devenait insoutenables, tout lui revenait enfin mais comme une coulée de lave brûlante dévorant son âme et son corps
Jean se mit à genoux son visage déformé par la douleur des souvenir qui déferlaient dans son esprit. Il revoyait son enfance au château, son adolescence et enfin commencèrent à arriver ses souvenirs du temps où il du quitter ses parents. Jeune écuyer à la cour du Duc de Bretagne il était message de son Duc et parcourait les route portant ici et là les missives officielles. C'était pour lui un grand honneur.
Son père était fort apprécié du Duc et ce dernier en fît un membre de sa famille. Quel ne fût par leur surprise quand il prît Guillaume âgé de 18 ans comme messager ducal. Ce fût un grand honneur pour Guillaume et ses parents. C'est à cette occasion qu'il reçu des mains de son père l'épée sacrée dont il n'avait plus l'utilité. Devenu Gen d'Armes, Guillaume était à présent de sang ducal et à ce titre méritait de portait l'épée de tous les combats royaux.

C'est ainsi qu'il vit comment alors qu'il se rendait en Champagne portait un billet officiel du Duc de Bretagne à son homologue champenois, il tomba dans une embuscade menée par cinq hommes vêtus de grands habits blancs portant une croix noire sur leur plastron. Voila donc pourquoi il voyait dans ses cauchemars ces horribles personnages. Bien évidemment, il lui dérobèrent le billet, ce qu'ils étaient venus cherchés, dont Jean ne connaissait rien. Il l'avait laissé pour mort et si cette mystérieuse sauveuse n'était pas passée par là, sans doute le serait-il vraiment.

Il se rappela que pour ses douze ans, il s'était tatoué comme son père l'emblème de la famille dans le revers de du bras droit. Cette marque, qu'ila vait découverte sur le bras de son père, il se l'était faite lui-même.

Alors que la douleur se dissipait, il lâcha sa tête et la redressa. Il regarda tour à tour les deux hommes qui le dévisageaient.
Il nota l'expression de surprise sur leur visage.

Jean se leva puis s'adressa à eux.

Je suis Guillaume de Giron de Bretagne fils d'Alain de Giron et d'Hélène de Laval... Je suis messager du Duc de Bretagne.

A ces mots, l'homme planté face à lui éclate de rire.
Ben voyons, mon garçon ... et moi le Roi de France....


Jean ne le laissa pas continué. Il ôta son capuchon, délia le cordon de sa chemise avant de l'enlever... Il leva son bras pour le montrer à l'homme ébété devant ce que faisait jean.

Il reconnu la marque que possédait son ami comme preuve de sa lignée. A ce moment il se rendit compte que Jean était bien Guillaume fils d'Alain le meilleur ami qu'il avait eu.

Il le prit par le bras et le serra contre lui.

Guillaume... Il n'y a pas de doute, tu es bien guillaume de Giron. Viens que je te prenne dans mes bras

Le moine restait bouche bée invita jean à se rhabiller. Il demanda aux deux hommes de le suivre. Il leur offrit un repas pendant lequel tour à tour, il échangèrent leurs aventures et histoires passées.

A la fin du repas, Jean demanda à l'homme son nom. Celui-ci s'appelait finalement Georges tout simplement, n'ayant ni château ou ville d'où il venait vraiment.

Georges proposa à Jean de retourner au campement mais ce dernier lui expliqua qu'une femme l'attendait avec ses enfants à Tours. Georges accepta qu'il parte vers Tours. Jean l'invita à passer à Conflans un jour où il serait dans les environs...

Ils reprirent enfin le chemin de la lisière du bois. Ils retrouvèrent le compagnon de larcins de Georges. Ils se saluèrent en nouveaux amis qu'ils étaient. Georges confia l'épée de Jeanne à Jean ou Guillaume, il ne savait plus comment l'appeler.

Georges et son acolyte s'enfoncèrent dans la forêt tandis que Jean les saluer empruntant de son côté la route vers Tours. A bonne allure, il pensait arriver pendant la nuit dans la ville espérant que les portes lui seraient ouvertes.

Jean chevaucha pendant de longues heures, la nuit était tombée depuis longtemps quand il commença à percevoir les lueurs de la grande ville. Arrivé sous la porte, il appela pour qu'on lui ouvre.
Les gardes lui interdirent l'accès et il du attendre le lendemain matin pour pouvoir entrer dans la ville.

Cela faisait trois jours qu'il était parti... Il arriva devant l'échoppe du maréchal ferrant. Il y laissa Clochard avant de passer chez le boulanger pour acheter du pain chaud et prit un pot de lait frais du matin.
Il s'en alla ensuite vers l'auberge où trois jours plus tôt il avait laissé Lucie et les enfants.

Il monta jusqu'à la chambre où il cogna à la porte attendant que quelqu'un ne vienne lui ouvrir.
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Yunie Lucie
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Lun 16 Nov - 20:45

La journée s'était déroulée très rapidement, malgré les pensées de Lucie tournée vers Jean. Elle ne le voyait pas revenir, et son inquiétude était bien présente, mais elle essayait de ne rien démontrer aux enfants. Le soir venu, Coraline et Lucie mangèrent dans l'auberge, Dorian dans un petit lit portable en osier. Une fois manger, elles remontèrent dans la chambre, ou la mère donna le sein à son fils. L'heure du coucher arriva bien vite, les deux enfants s'endormirent à poings fermés.

Lucie regarda dehors, la lune et les étoiles, jusqu'à ce que la pluie se remit à tomber en trombe. Plus les heures passaient plus, elle s'inquiéta. Elle détestait ne pas voir son amour revenir et le savoir loin d'elle. Quand il partait chercher du bois ou d'autre matériaux pour sa forge, elle savait bien qu'il rentrerait soit le soir même, soit le lendemain... Là, son angoisse était différente... Jean rentrerait-il à la maison? Si oui, dans quel état? Serait-il changé? Qu'est ce que son passé allait lui apprendre? Etait-il un méchant brigand? ou tout le contraire? Toutes ses questions ne firent que la tourmenté toute la nuit... Malgré un semblant de sommeil agité, Lucie ne pouvait plus cacher son angoisse.

Au lendemain, elle passa du temps avec les enfants, essaya de penser à autre, à s'occuper autrement. Ils se baladèrent à nouveau, jusqu'à ce que la pluie devienne dérangeante. Ils finirent donc la journée dans leur chambre à jouer tranquillement. Lucie s'était mis à lire, sans vraiment pouvoir se concentrer. Cette fois la journée était très longue, elle eut l'impression qu'elle n'allait jamais finir. Ou était Jean? Etait-il encore en vie? Allait-il bien? Elle se promit que si dans deux jours, il n'était pas revenue, elle partirait à sa recherche. Mais l'attente était insupportable.

Cette nuit là, la deuxième nuit sans Jean, Lucie ne pouvait plus retenir ses larmes, elle les laissa éclater pendant que les enfants dormaient. Elle s'était mise en boule dans le lit, une chemise de Jean dans ses bras. Elle dut s'endormir d'épuisement, si fatiguée d'avoir pleurer une bonne partie de la nuit. Au matin, Dorian s'était mis à pleurer pour manger, mais Lucie ne l'avait pas entendu. C'est donc Coraline qui s'était levée pour s'occuper de lui et l'apporter contre Lucie. Elle arriva enfin à le réveillé. Lucie fut confuse, et les yeux bouffis et gonflés, elle donna le sein à Dorian, lorsqu'elle entendit quelqu'un frapper à la porte. Elle se redressa péniblement et demanda à Coraline d'aller ouvrir prudemment. La petite fille s'exécuta et dans un cri de joie, sauta dans les bras de Jean qui était enfin arrivé.

Lucie regarda son aimé, les larmes lui vinrent aux yeux sans tarder. Elle était heureuse de le revoir parmis eux. Elle ne savait quoi lui dire, il avait l'air fatigué et surtout sale. La jeune femme serra son fils dans les bras, tout en berçant doucement.

Mon... amour... tu... tu es en vie... vie... vient près de nous...

Une fois la porte fermée, Lucie regarda Jean, il semblait changé et elle attendait avec impatience qu'il lui explique ce qu'il lui était arrivé. Evidemment le visage de Lucie ne pouvait pas cacher la mauvaise nuit qu'elle avait passé. Elle était épuisée, et n'avait plus aucunes forces, elle peinait déjà beaucoup à tenir son fils contre elle.
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Jean
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Ven 11 Déc - 17:12

Jean était au bord de l'épuisement........ il avait chevauché toute la nuit.

Une fois la porte de la chambre refermée, il posa les produits qu'il avait dans les bras et se dirigea vers Lucie qui portait Dorian contre elle.

Après qu'elle eu posé le bébé, Jeaun l'étreignit passionnément. leur éloignement pendant ces 3 jours lui avait paru durer une éternité.

Sans un mot, glissant son visage dans son cou, il huma l'odeur de ses cheveux si caractéristique et envoûtante... Une sensation de bine-être parcoura tout son corps. Il était revenu sain et sauf de cette épique quête.... Sa mémoire retrouvée totalement.

Son père sa mère, sa soeur, son enfance, son adolescence... Tout était là dans son esprit, à sa place. Il ne restait plus qu'une tache noire ! Celle qui correspondait au moment où il s'était effondré sous les coup violent de ses aggresseurs et celui où il s'était réveillé auprès du doux foyer dans la petite maison de berger non loin de Conflans.

Coraline voyant les deux êtres enlacés vint les rejoindre et profiter de cet instant de douceur et d'amour partagé.
Jean la prit par l'épaule et la serra contre eux...

Oh, mes amours comme je suis heureux d'être près de vous.... Vous avez tellement manqué pendant ces trois jours...Je ne pensais plus vous revoir

Les vêtements de Jean étais sales et malodorants. Il s'écarta de ses deux amours et proposa d'aller se laver. Pendant ce temps Lucie, qui n'avait pas encore posé de question, était allé préparé un petit déjeuner avec ce que Jean avait raporté. Jean savait qu'elle se posait beaucoup de questions et devait être impatiente de savoir ce qui s'était passé pendant ces trois jours... Il appréciait beaucoup qu'elle ne le brusque pas.... Trop sde souvenirs étaient revunus si vite...

Après une toilette, plus que nécessaire, Jean revînt auprès de sa petite famille. Il alla tout d'abors embrassé son fils qui dormait sur le lit. Passa auprès de Louna qu'il acaressa affectueusement et se dirigea enfin vers la table où Luice et Coraline, assises, l'attendait impatiemment.

Facve au regard interrogateur de Lucie, Jean ne put que commencer à raconter son aventure passée.
Mais par quoi commencer ?

Il commença par la rencontre avec la bande de brigands qui l'avait attaqué et par la découverte, grace à l'épée mystérieuse qu'il portait, que le chef du groupe n'était autre que l'un des plus fidèle compagnon de guerre de son père.

racontait cette histoire lui prit tout le repas. Coraline n'en manquait pas une miette, l'assaillant de question les plus diverses et saugrenues. Pour elle s'était comme un conte qu'il racontait, elle le voyait en hérault, comme la fois où il l'avait sauvé des hauts et de ses soit-disant beau-père et beau-frères...

Au cours de son récit, il vit la terreur, la surprise, la passion, le soulagement dans le regard de Lucie qui prit sa main au moment où il racontait comment les bandits l'avait attrapé et maltraité.

Après ce repas, il aida Lucie à débarasser. Ses yeux étaient lourds et la fatigue pesait sur tout son corps. Il alla s'assoir sur le rebord du lit. Dorian se mit à pleurer et lucie alla s'en occuper.

Sans pouvoir résister, il se pencha en arrière et s'allongea. Morphée qui le guettait, ne s'empressa de l'appeler à elle et il s'endormit....
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Yunie Lucie
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Dim 13 Déc - 13:01

Lucie était si heureuse de retrouver l'amour de sa vie, elle avait cru ne plus jamais le revoir. Mais le savoir là, tout contre elle, la faisait se sentir nettement mieux. Elle le laissa un instant, il voulait faire une toilette bien méritée. Pendant ce temps, Lucie prépara le petit déjeuner, elle n'avait posé aucunes questions, elle ne voulait pas le brusquer, ce n'était pas dans ses intentions de poser un tas de question pour rien. Elle savait bien qu'il se mettrait à parler quand il le faudrait.

Ils mirent à table et commencèrent à manger, les yeux de Lucie restèrent fixés sur Jean, elle attendait qu'il lui explique ce qu'il lui était arrivé. Jean dut le sentir, car il se mit à lui expliquer son aventure et surtout qu'il avait retrouver la mémoire. Les yeux de Lucie s'ouvrirent en grands, elle fut par moment terrorisée, par d'autres soulagée. C'était donc une personne noble et non pas un brigand comme il avait pu y penser à plusieurs reprises. Elle lui demanda s'il allait repartir chez lui, elle eut peur de sa réponse... Jean s'était empressé de la rassurer, jamais il ne la quitterait. Lucie ne pouvait que sourire, elle était heureuse pour lui, il se sentirait sans dout mieux maintenant qu'il savait qui, il était...

Lucie s'occupa de Dorian, pendant que Jean s'était allongé sur le lit. Elle se rendit compte rapidement qu'il s'était endormit. Après avoir donné le repas à son fils, elle l'assis sur son lit et lui donna quelques jouets. Elle s'approcha de son Jean et lui ôta ses chausses, puis mis ses jambes sur lit. Elle le couvrit et lui caressa délicatement le front après y avoir déposer un doux baiser.

Il était évidemment hors de question de quitter la chambre en le laissant là. Coraline l'avait bien compris et elle se mit à jouer tranquillement avec son petit frère. Lucie s'empressa de faire le tour du lit et de s'y asseoir, elle prit l'un de ses livres et commença une longue lecture. Elle était aussi très fatiguée, elle n'avait que très peu dormit ses trois derniers jours, mais elle lutterait contre le sommeil... Il était hors de question de dormir maintenant, avec les deux enfants sans surveillance...

Pourtant, au bout quelques lignes, Lucie ferma les yeux, mi-assise sur le lit. Le livre tomba sur sa poitrine et la jeune femme fit une sieste de quelques heures. Coraline s'occupa de Dorian pendant que Louna veilla aux grains...
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Mer 3 Fév - 0:08

Un rayon de soleil se posa sur les paupières de Jean... Dans son rêve, il revoyait la verte prairie bordée d'un court d'eau qui scintillait à la lueur de l'astre du jour.

Assis sur la berge, il contemplait un ange qui avait la tête posée sur ses cuisses. Il lui caressait les cheuveux noir couleur du charbon.
Les yeux fermé, cet ange lui souriait, le visage lumineux et paisible. Une main vint se poser sur la sienne. Il penchait la tête pour venir poser un baiser sur son front.

Il releva la tête et regarda autour de lui. Il reconnut cette rivière, ce champ, cet ange.... Oui, c'était le paysage de leur première escapade quand ils avaient décidé de quitter Conflans pour Dieppe....

La lueur du soleil se fît plus intense, puis éblouissante.... Le paysage disparu soudain dans une clarté blanche et brûlante. Jean cligna des yeux, ses paupières battirent et la lumière du soleil emplit son regard.
Doucement, il se réveilla... Il tourna la tête pour éviter les brûlants rayons aveuglants du soleil de midi. Il devina dans le flou de la lumière une forme noire posée sur sa poitrine. Il inspira profondémment et sentit monter dans son esprit, les douces effuvent de parfum de sa nymphe adorée.

Il posa sa main sur les cheuveux si soyeux, qu'il caressa délicatement. Son autre main vînt glisser le long du bras de sa mie. Son fragile et tendre amour. Il voulait que cet instant dure une éternité. La chaleur et la clarté des rayons du soleil, les baignaient dans un douce mer de lumière chaude et apaisante. Il devinait au loin des paroles d'enfants et reconnu le timbre de voix de Coraline qui parlait à son petit frère. il ne savait toujours si c'était un rêve ou la réalité. Il ne voulait pas vraiment se réveiller de peur que ce ne soit qu'un rêve...

Ses mains se déplacaient doucement sur les cheuveux et la peau douce de Lucie. lentement il passait du rêve à la réalité.
Jean ou Guillaume, Guillaume ou Jean... Son esprit changeait de monde, le monde qu'il avait quitté quelques jours plus tôt n'était plus tout à fait le même, maintenant... Pour lui tout avait changé et, dans le même temps, rien n'avait vraiment changé.

Il ressenti un profond soulagement d'être là !

Son passé n'avait pas ravagé son présent, la vague déferlante qu'il avait craint n'avait pas submergé sa vie d'aujourd'hui ... Certes, il n'était plus tout à fait le même, mais cette vie n'avait aucune raison de tout bouleverser... et c'était "tant mieux".

Sa main glissa de l'épaule jusqu'à la main de Lucie. Il senti les doigts de sa petite fée se recrocqueviller sur les siens; Elle tourna son visage vers le sien. Son sourire illuminait plus que le soleil au zénith... Elle était si belle. Il pencha la tête vers l'avant et aposa ses lèvres contre les siennes. Un frisson parcouru tout son corps quand celui-ci se remémora les instants de plaisirs charnels qu'ils avaient partagé ensemble. Pendant un temps, alors qu'il était ligotté au fin fond de cette forêt, il s'était dit que jamais, il n'aurait pu rvivre un tel instant...

Ils écartèrent leurs lèvres et se dévorèrent l'un, l'autre comme s'ils voulaient prendre possessions du corps de l'autre...
leur étreinte dura et dura encore. Ils auraient pu rester ainsi des heures si.... tout à coup... ils n'avaient senti, s'imisser entre eux, un petit corps charnu aux cheuveux roux et aux yeux verts.

Ils s'écartèrent aussi difficilement que deux astres inéluctablement attirés l'un vers l'autre. Coraline serra Jean dans ses bras et ne voulait plus le lâcher. Elle se collait à lui très fort. Jean serrait fort la main de Lucie, voulant conserver cette intimité qu'il venait de céder involontairement.

Comprennant le besoin que ressentait la petite fille, il l'embrassa tendrement sur la joue.

Je t'aime ma petite fleur.... tu m'a manqué tu sais... je suis là, avec vous ! et je ne vous quitterai plus.


Disant cela, il fixait Lucie du regard.... car ces paroles s'adressaient aussi bien à l'une qu'à l'autre .

Je vous aime toutes les deux.
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Yunie Lucie
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MessageSujet: Re: Vers Tours   Lun 22 Fév - 0:04

C'était un vrai bonheur de l'avoir enfin à leurs côtés. Lucie s'était laissée emportée par leur baiser fougueux, oubliant totalement la présence des enfants, jusqu'à ce que la petite fille se mette entre eux. Lucie ne pouvait que lui sourire, laissant Jean lui faire un calin. Délicatement, la jeune femme se glissa hors du lit pour aller chercher leur fils, Dorian. Elle le prit dans ses bras et le cajola un moment, elle glissa ses doigts dans ses cheveux noir, légèrement bouclé. Dorian déposa sa tête sur le buste de sa mère, adorant la tendresse de sa mère.

Après un long moment de tendresse, Lucie revint vers son aimé et se glissa à nouveau sous les draps, posant Dorian entre son père et sa mère. La jeune femme déposa à nouveau sa tête sur l'épaule de Jean et observa son fils poser sa tête sur le torse de son père. Un grand moment de tendresse s'installa entre chacun des membres de la famille. Le temps parrut s'arrêter pendant quelques instants, chacuns d'entres eux étaient heureux. Le sommeil emporta la famille pendant quelques heures à nouveau.

A leurs réveils, Lucie se rendit compte que la nuit était déjà passée et que l'aube n'allait pas tarder à apparaitre. Elle observa Jean qui dormait toujours ainsi que Coraline qui s'était blottit dans ses bras. Dorian lui était contre sa mère, mais il était réveillé et chercha le sein pour se nourrir. Lucie ne tarda pas à ouvrir sa chemise et à lui donner à manger. Bientôt, ils ne devraient pas tarder à repartir, Lucie avait une forte envie de rentrer chez elle, sa maisonnette lui manquait terriblement...

Après le repas de Dorian, elle réveillerait son amour afin de pouvoir se préparer à rentrer.
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